12.05.2006
Honte mythique!
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21.04.2006
En attendant la mort...
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17.04.2006
Du sang et des larmes (suite)

Montignac, 24 janvier 1917
Mon tendre époux,
J’été impatiente d’avoir des nouvelles du front. Le vieux Martin vient de perdre l’un de ses fils, il m’a dit entre deux crises de larmes qu’il été dans l’offensive de Soissons, sa mère est effondré et maintenant elle a peur pour son deuxième enfant. Ta manière de me décrire le combat est dure, les informations que le Président Poincaré nous donnes sont loin de la vérité semble t’il.J’ai décidé de chercher du travail pour remplacer tous les hommes qui sont sur le front, si j’ai le choix, j’irai dans l’usine d’armement de Périgueux afin de contribuer à la victoire de la France. Les gens de notre ville vivent dans l’angoisse constante de voir mourir un fils, un neveu, un cousin ou comme toi, un père…et un mari. Je ne supporte plus l’intensité de tes lettres, je ne dors plus et François ressent mon inquiétude, cela le rend lui-même anxieux.Après ta dernière permission et notre nuit d’amour, j’ai l’intuition qu’un autre enfant est entrain de grandir dans mes entrailles. J’ai cru bon de ne pas te l’annoncer dans mes lettres précédentes pour pouvoir te le dire de vive voix lors de ta prochaine visite mais suite à la lettre de désespoir que tu m’as envoyé et l’assaut imminent des tranchées allemandes, je voulais que tu le saches pour que cela te rende atypique face aux boches et peut être dans un éclair de lucidité humaine, ils te laisseraient la vie sauve. Reviens moi, je t’en supplie, ne joue pas les héros.
Camille
PS : Je te transmet une photo récente de François
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Du sang et des larmes
Verdun, 17 janvier 1917
Ma chère Camille,
Les jours deviennent de plus en plus obscurs loin de toi, les seules lumières que l’on voit en cet hiver sont les explosions des obus allemands qui nous pilonnent jours et nuits. De temps en temps il y a une alerte au gaz, des nuages survolent nos tranchées, cela ressemble à une aurore boréale de l’Alaska mais malheureusement celles-ci tuent mes frères d’armes à chaque fois, ils suffoquent puis s’effondrent étouffés.
Ce matin j’ai entendu le sifflet de l’officier de la garnison en poste devant nous, les hommes sont sortis de la tranchée à l’assaut des boches, à ce moment là, se fut l’enfer, les explosions, les mitrailleuses, les cris…puis l’odeur de la chair brûlée, jamais je n’aurais cru en ce monde sentir cette odeur. L’attaque à durée cinq minutes et 135 soldats Français sont morts, certains corps n’ont pas été retrouvé, sûrement pulvérisés par les obus.
Notre Capitaine a envoyé son rapport à l’état major, je crains que dans quelques jours se soit notre tour de gravir la tranchée. Mon seul réconfort en attendant le moment crucial, c’est mon fils qui je l’espère est fier de son père. Comment vas t’il ? Lui as-tu expliqué mon absence ? Je pense pouvoir avoir une permission très bientôt pour venir vous voir. Je me languis de toi.
Mes meilleurs sentiments t’appartiennent.
Jean



